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SUMMARY:Atelier à Toulouse\, groupe de lecture\, Dr Éric Le Toullec
DESCRIPTION:Clinique des exils \nAtelier animé par le Dr Éric Le Toullec \n\n\n\n\nParler d’exil en psychanalyse ne se limite pas à désigner un déplacement géographique ou un déracinement politique : c’est d’abord interroger la condition même du sujet parlant dans ce qu’elle a de fondamentalement divisé. Il ne s’agit pas seulement d’un événement mais d’un effet de structure. Et c’est là\, sans doute\, l’un des apports majeurs de la psychanalyse : poser que tout sujet est en situation d’exil du seul fait qu’il est traversé par le langage. \nFreud nous le rappelle en 1917 dans un article intitulé Une difficulté de la psychanalyse : « Le moi n’est pas maître dans sa propre maison1. » Cette phrase célèbre condense une vérité clinique décisive : le sujet n’est jamais pleinement chez lui\, ni dans son corps\, ni dans son histoire\, ni dans sa pensée. Il est\, par structure\, traversé\, déplacé\, délogé de lui-même. Freud inscrit cette béance au cœur de trois blessures infligées à l’orgueil humain : Copernic a exilé la Terre du centre du monde ; Darwin a exilé l’homme du sommet du vivant; et la psychanalyse\, enfin\, révèlel’exil intime du sujet hors de sa propre conscience. La division du sujet est ainsi indissociable de cette expérience première : celle d’être étranger à soi-même. Mais à cet exil qui vaut pour tout sujet parlant\, peut s’ajouter une autre sorte d’exil\, imposé à certains\, subi par d’autres. D’où la question qu’implique ce redoublement : comment le sujet peut-il témoigner de cet exil de l’exil? Si la psychanalyse s’estintéressée aux formes sublimées de l’exil (Picasso\, Beckett\, Kundera et bien sûr Joyce) elle s’est moins penchée sur les formes anonymes des exilés en masse à la suite des arrachements traumatiques de notre époque (guerres\, réfugiés climatiques\, économiques…). Se pose alors la question de l’existence même d’une clinique de l’exil\, car dans l’approche psychanalytique il n’y a pas un exil\, mais des exils\, pris un par un\, chacun renvoyant à une histoire singulière. Pourtant\, si la clinique du sujet reste la pierre angulaire de l’approche analytique\, la charge traumatique de l’exil subi ou imposé en obscurcit souvent la narration : barrière de la langue\, silences\, méfiance\, récits fragmentés. Malgré ces difficultés nous soutenons que la psychanalyse\, parce qu’elle se laisse enseigner par l’Autre depuis ses origines\, peut apporter un éclairage renouvelé sur ces questions. C’est ce que nous chercherons à illustrer cette année à partir d’histoire de cas et de témoignages reçus par des acteurs de soins de tous horizons. \n\n\n\n\n1 S. Freud\, Une difficulté de la psychanalyse\, OCF.P\, XV\, 1995\, p. 50; ainsi que S. Freud\, Leçons d’introduction à la psychanalyse\, 18e leçon\, OCF.\, XIV\, 2000\, p. 295. \n\n\n\nPour s’inscrire\, il faut contacter directement le Dr Eric Le Toullec : le-toullec.eric@orange.fr \n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nEn présentiel uniquement
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SUMMARY:Atelier V Suicide et homicide
DESCRIPTION:Suicide et homicide\, Le passage à l’acte\, un moment d’exil pour le sujet \nAtelier animé par Lucile Charliac\, Dr Brigitte Lemonnier\, Dr Geneviève Trichet\, Monique Vanneufville \n\n\n\n\nJe me suis poignardé\, comment est-ce possible\, moi qui ne peux pas voir une goutte de sang ? » Une telle stupéfaction après un acte suicidaire n’est pas rare. \nDes paroles témoignant d’une semblable étrangeté peuvent aussi être entendues à la suite d’un passage à l’acte meurtrier. La sidération du sujet peut aller jusqu’au rejet d’en avoir été l’auteur ou l’autrice. Ce rejet n’est pourtant nullement une stratégie pour se disculper. Il ne constitue pas davantage à proprement parler un déni : « je me suis poignardé »\, reconnaît bien ce sujet qui souligne en même temps qu’il n’a rien à en dire. \nAlors\, comment une telle dissociation\, entre le sujet qui découvre son acte et le sujet préexistant à l’acte\, est-elle possible ? \nLacan a éclairé cette étrangeté ressentie dans l’après-coup du passage à l’acte en mettant l’accent sur le mutisme de l’acte. L’acte vient à la place d’un dire du sujet ; il met hors-jeu le sujet parlant\, d’où sa difficulté à se reconnaître ensuite dans l’acte. \nAlors\, y a-t-il quand même un agent de l’acte et quel est-il ? Lacan le nomme d’un concept qu’il a inventé\, l’objet petit a. \nDu sujet\, exilé de la scène du crime ou du suicide\, à l’objet a qui commande l’acte\, nous étudierons ce que chacun de ces deux termes\, sujet et objet a\, désignent chez Lacan. Cette étude sera étayée sur la référence à des cas cliniques permettant d’éclairer la place et le rôle de chacun d’eux. \n\n\n\n\n\n\n\n\nUniquement par visioconférence (Zoom)
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SUMMARY:Atelier VI Art contemporain et psychanalyse
DESCRIPTION:« J’exile » \nAtelier animé par Diane Watteau \n\n\n\n\nLes liens entre l’exil et la psychanalyse vont bien au-delà des événements historiques qui ont impacté – on le sait – la vie de Freud\, et dont en trouve les traces au cœur de sa théorie. Son Moïse et le monothéisme tente ainsi d’établir une filiation mythique qui transcende les liens du sang et du sol. Si l’on traîne son « pays natal » sur le divan\, Freud écrit dans la Gradiva1 que l’analyste doit revenir à une position d’ « étranger » à la fin de la cure. \nL’exil se caractérise par un changement d’état physique et la séparation de la langue. L’exilé est celui qui ne peut rentrer chez lui\, symbolisant à la fois la perte et la quête d’un avenir. Pour Ovide\, l’exil\, c’est laisser son corps derrière soi. Dans l’art contemporain\, pour Eric Rondepierre\, enfant\, enfermé par les services sociaux dans un internat\, ce sera la salle noire du cinéma qui définira l’extérieur. Leigh Bowery performera devant un miroir sans tain qui le sépare du public à la galerie d’Offay. \nNil Yalter examine les conditions des populations exclues dans son art socio- critique : camps\, zones de transit\, et « hors-lieux ». Etel Adnan voit l’exil comme une quête identitaire : « J’ai un secret : ma mobilité. […] C’est pourquoi je suis si étrangère à moi-même ». Taysir Batniji\, exilé politique palestinien\, conserve des clés en cristal comme le lien avec son territoire natal. Ryan Trecartin et Lizzie Fitch\, à travers la real-TV\, élaborent une identité remplaçable : « Si vous êtes le produit\, vous pouvez vous échanger si vous n’êtes pas satisfaits ». \nDans l’art et la psychanalyse\, le paradigme de l’étranger\, la position exilée\, nous invitent à penser l’exil et l’hospitalité comme l’expérience d’un « je » qui n’est plus clos et plein mais en relation et en devenir : l’« hôte provisoire » pour Edward Said. \n\n\n\n\n  \n1 S. Freud\, Le délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen (1907)\, Paris\, Gallimard\, coll. « Folio essais »\, 1991. \n\n\n\n\n\n\n\n\n  \nUniquement par visioconférence (Zoom)
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DESCRIPTION:« J’exile » \nAtelier animé par Diane Watteau \n\n\n\n\nLes liens entre l’exil et la psychanalyse vont bien au-delà des événements historiques qui ont impacté – on le sait – la vie de Freud\, et dont en trouve les traces au cœur de sa théorie. Son Moïse et le monothéisme tente ainsi d’établir une filiation mythique qui transcende les liens du sang et du sol. Si l’on traîne son « pays natal » sur le divan\, Freud écrit dans la Gradiva1 que l’analyste doit revenir à une position d’ « étranger » à la fin de la cure. \nL’exil se caractérise par un changement d’état physique et la séparation de la langue. L’exilé est celui qui ne peut rentrer chez lui\, symbolisant à la fois la perte et la quête d’un avenir. Pour Ovide\, l’exil\, c’est laisser son corps derrière soi. Dans l’art contemporain\, pour Eric Rondepierre\, enfant\, enfermé par les services sociaux dans un internat\, ce sera la salle noire du cinéma qui définira l’extérieur. Leigh Bowery performera devant un miroir sans tain qui le sépare du public à la galerie d’Offay. \nNil Yalter examine les conditions des populations exclues dans son art socio- critique : camps\, zones de transit\, et « hors-lieux ». Etel Adnan voit l’exil comme une quête identitaire : « J’ai un secret : ma mobilité. […] C’est pourquoi je suis si étrangère à moi-même ». Taysir Batniji\, exilé politique palestinien\, conserve des clés en cristal comme le lien avec son territoire natal. Ryan Trecartin et Lizzie Fitch\, à travers la real-TV\, élaborent une identité remplaçable : « Si vous êtes le produit\, vous pouvez vous échanger si vous n’êtes pas satisfaits ». \nDans l’art et la psychanalyse\, le paradigme de l’étranger\, la position exilée\, nous invitent à penser l’exil et l’hospitalité comme l’expérience d’un « je » qui n’est plus clos et plein mais en relation et en devenir : l’« hôte provisoire » pour Edward Said. \n\n\n\n\n  \n1 S. Freud\, Le délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen (1907)\, Paris\, Gallimard\, coll. « Folio essais »\, 1991. \n\n\n\n\n\n\n\n\n  \nUniquement par visioconférence (Zoom)
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