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SUMMARY:Atelier V\, Suicide et homicide
DESCRIPTION:Le passage à l’acte\, un faiseur d’embrouilles pour le sujet \nLucile Charliac\, Dr Brigitte Lemonnier\, Dr Geneviève Trichet\, Monique Vanneufville \n  \nUne jeune femme mentionne une tentative de suicide à la fin d’un premier entretien avec un psychanalyste\, la rejetant d’un « ce n’était rien ». Une autre décrit ainsi le moment où elle a poignardé son compagnon : « il y a eu un déclic. J’ai vu quelqu’un lever le bras\, c’est comme si vous voyiez un film sans bruit\, un bras qui se levait et s’abaissait plusieurs fois. ». Elle souligne ainsi la part d’énigme de tout passage à l’acte. \nLe passage à l’acte suicidaire ou meurtrier fait apparaitre régulièrement l’impossibilité pour son auteur de se réapproprier son acte\, le balayant d’un « je ne voulais pas mourir » après une tentative de suicide\, ou d’un « je n’ai pas pu faire ça » après un acte meurtrier. \nEn 1901\, Freud range l’acte suicidaire dans la catégorie des « méprises » en tant que réalisation d’un vœu de mort inconscient envers une autre personne\, en contradiction avec l’intention consciente qui s’y rattache. \nCette méprise de la causalité par l’inconscient se retrouve aussi dans certains crimes que Freud a étudiés : le crime par sentiment de culpabilité dans lequel le criminel accomplirait son forfait pour se punir d’un autre crime qu’il suppose inconsciemment avoir commis\, mais dont il ne veut rien savoir. \nPour Lacan\, c’est une autre modalité qui est à l’œuvre. Dans le passage à l’acte\, qu’il soit suicidaire ou meurtrier\, il y a une exclusion radicale du sujet au moment de l’acte.  L’acte vient à la place de la parole\, ce dont témoignent dans l’après-coup certains phénomènes cliniques : sentiment d’étrangeté\, état de sidération\, parfois de dépersonnalisation\, voire de mutisme. \nD’où l’embrouille qui en résulte pour le sujet qui n’est plus le même qu’avant son passage à l’acte : il voulait seulement dormir et a finalement tenté de se suicider\, elle voulait sauver ses enfants et pourtant elle les a tués. \nÀ partir d’exemples cliniques\, on s’attachera à rechercher ce qui a pu conduire un sujet à de tels actes\, qu’on ne peut déduire qu’à partir de ses dits\, des interprétations qu’il donne de son histoire\, de l’objet qu’il a été pour l’Autre. \n  \n1 G. Morel\, Tueuses\, Toulouse\, érès\, 2024\, p. 62. \n2 Freud S.\, Psychopathologie de la vie quotidienne\, « Méprises et maladresses »\, Paris\, Payot\, 1971\, p.  199. \n  \nAtelier en visioconférence (Zoom).
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SUMMARY:Atelier IX Psychanalyse et littérature
DESCRIPTION:L’artifice poétique\, miroir des embrouilles du sujet \nAtelier animé par Claudine Biefnot\, Sibylle Guipaud \n« Jamais nous ne sommes davantage privés de protection contre la souffrance que lorsque nous aimons\, jamais nous ne sommes davantage dans le malheur et dans le sentiment d’impuissance que lorsque nous avons perdu l’objet aimé ou son amour. » Freud aurait pu être l’auteur de cette analyse qui rappelle les propos de son essai sur Le Narcissisme ou encore ceux de Deuil et mélancolie. Mais c’est Proust qui l’a écrite dans les conclusions de La Prisonnière et Albertine disparue\, comme s’il y avait une consanguinité des esprits entre le psychanalyste et l’écrivain. \nL’écrivain est un allié et un témoin pour Freud. Le psychanalyste affirme que l’écrivain sait ce qui ne relève pas de la science\, autrement dit le savoir de l’inconscient. Lacan fait un pas supplémentaire : « Je soutiens\, et je soutiendrai sans ambiguïté́ – et\, ce faisant\, je pense être dans la ligne de Freud – que les créations poétiques engendrent\, plus qu’elles ne les reflètent les créations psychologiques. » En effet\, c’est la lecture des poèmes de Goethe qui a décidé́ Freud à se lancer dans les études médicales. En outre\, Freud n’a jamais aussi bien élaboré́ ses théories que lorsqu’il a travaillé́ à partir des écrits de Schreber. \nNotre atelier entend montrer qu’il est fructueux de faire dialoguer la littérature et la psychanalyse. On pourrait objecter que faire une psychanalyse ce n’est pas réaliser une étude littéraire. Mais ce serait oublier que\, dans les deux pratiques\, l’art d’interpréter un poème – qu’il soit texte ou sujet – est au cœur du processus. \nL’atelier « Psychanalyse et Littérature » étudie les textes des grands écrivains qui font avancer l’élaboration des notions psychanalytiques\, autrement dit la compréhension de l’individu et de la société. La lecture par Lacan de grands écrivains du XIXe et du XXe siècles – en particulier les textes des auteurs issus du romantisme et ceux de Philippe Forest\, nous permettra de réfléchir au thème de l’année « Les artifices de l’intelligence (IA) et les embrouilles du sujet »\, prouvant ainsi non seulement l’actualité mais aussi la nécessité de la démarche de la psychanalyse appliquée à la littérature. \n1 Proust cité par Jean-Yves Tadié\, Le lac inconnu\, Gallimard\, 2012\, p.124. \n2 Jacques LACAN\, Le Séminaire\, Livre VI\, Le Désir et son interprétation [1958-1959]\, Paris\, Éditions de la Martinière\, 2013\, p. 295-296. \n\n\nEn visioconférence (Zoom) \n\n\n 
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SUMMARY:Les soirées cinéma : Paris
DESCRIPTION:CINÉ-CRIME : VENGEANCE\nanimé par Geneviève Morel\nen collaboration avec la revue Savoirs et clinique (érès) \n\n\n\n  \nDe nombreux films mettent en scène les conséquences criminelles d’un puissant désir de se venger. \nLa projection sera suivie d’une présentation par Geneviève Morel et d’un débat avec la salle. Le choix du film sera précisé chaque fois sur le site d’Aleph et sur celui du cinéma. \nAu cinéma Les 3 Luxembourg\, 67 rue Monsieur-le-Prince\, Paris 6ème \nÀ 20 h 30\, les lundi 14 septembre\, 30 novembre 2026\, 11 janvier\, 8 mars\, 10 mai 2027. \nhttps://www.lestroisluxembourg.com
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SUMMARY:Atelier VIII : La phobie à l'adolescence : impasse ou solution?
DESCRIPTION:Mohamed Nechaf\, Dr Geneviève Trichet \n  \nLe petit Hans\, analysé par Freud en 1905\, est devenu le paradigme psychanalytique de la phobie infantile. Lacan a commenté ce cas dans son séminaire La relation d’objet\, en 1954\, où il l’aborde par le biais d’un complexe d’Œdipe qu’il qualifie d’« atypique ». Il a souligné ensuite la fonction de « plaque tournante » de ce symptôme\, transformant la phobie infantile en étape normative du développement de l’enfant. \nOn peut alors se demander ce que signifie la survenue d’une phobie chez un sujet adolescent\, dans un moment où celui-ci/celle-ci est embrouillé(e)\, désorienté(e) par le sens à donner à sa vie. \nTémoigne-t-elle toujours d’une difficulté liée au complexe d’Œdipe et à la castration symbolique ? Une phobie à l’adolescence pourrait-elle aussi révéler une structure psychotique non décompensée ? \nLa structure de la phobie infantile de Hans peut-elle nous enseigner sur les phobies liées aux transformations soudaines du corps à la puberté ou sur la phobie scolaire\, en nette augmentation depuis la période du Covid ? En ce qui concerne cette dernière\, l’évitement de la réalité scolaire et sociale s’accompagne fréquemment d’un usage intensifié et solitaire de l’espace numérique\, parfois vectorisé par l’intelligence artificielle. Que représente pour ces adolescent(e)s sans repères cet Autre de l’IA avec lequel ils/elles dialoguent à toute heure\, qui est saturé de savoir et a réponse à tout là où ses parents et l’école restent sans voix – une IA « thérapeute » qui propose dorénavant des modalités de traitement de ces phobies par immersion virtuelle. \nDans Relire le petit Hans à la lumière des documents les plus récents sur les archives de Freud et les recherches contemporaines des historiens\, Darian Leader inaugure une autre lecture du complexe d’Œdipe de Hans\, tout en soulevant des questions sur la logique œdipienne et sur la nature des fonctions symboliques. \nÀ partir de ces références aux textes freudiens et lacaniens et des apports d’autres psychanalystes et des participants à l’atelier\, nous ferons une large part à l’étude de cas cliniques contemporains. \n  \n1 S. Freud\, « Analyse de la phobie d’un petit garçon de cinq ans » (1909)\, Cinq psychanalyses\, PUF\, coll. « Quadrige »\, 2008. \n2 J. Lacan\, Le Séminaire\, livre IV\, La relation d’objet\, Seuil\, 1998. \n3 J. Lacan\, Le Séminaire\, livre XVI\, D’un Autre à l’autre\, Seuil\, 2006\, p.307. \n4 D. Leader\, Relire Le petit Hans\, Édition Nouvelles du Champ Lacanien\, 2021. \n  \n47 rue de la Brispotière\, 49000 Angers (en présentiel et par visioconférence : Zoom). \nContact : Geneviève Trichet gtrichet@laposte.net
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SUMMARY:Atelier à Toulouse\, groupe de lecture\, Dr Éric Le Toullec
DESCRIPTION:De Tausk à l’IA : l’avenir de la machine à influencer \nAtelier animé par le Dr Éric Le Toullec \nEn 1919\, quelques mois avant son suicide\, Viktor Tausk publie De la genèse de l’« appareil à influencer » au cours de la schizophrénie. Sa patiente\, Natalia A.\, se dit reliée à une machine électrique qui lui impose pensées et affects. Tausk y reconnaît une projection : le corps propre\, devenu objet\, est expulsé au-dehors. Le délire emprunte ses signifiants à son siècle : électricité\, télégraphie\, ondes hertziennes. \nTrente-six ans plus tard\, Lacan clôt son Séminaire II par la conférence Psychanalyse et cybernétique où s’opère un déplacement décisif : la machine devient le modèle de ce qui\, dans le symbolique\, fonctionne sans sujet. Le rapport du sujet à la machine n’est plus accidentel mais constitutif.  Lacan radicalise sa thèse dans le Séminaire XV : « Il est impossible qu’une machine soit corps. »  Ce que Tausk décrivait comme l’expulsion du corps dans la machine\, Lacan le retourne : le psychotique fait machine de son corps\, mais la machine demeure structurellement privée de corps. Puisque ce qui est forclos du symbolique reparaît dans le réel\, cette impossibilité fait retour là où les dispositifs numériques prétendent la transgresser en simulant adresse\, parole\, voire affects. \nLe satellite\, l’implant\, l’algorithme ont pris le relais des ondes hertziennes du temps de Tausk. Entre l’appareil de Natalia et le chatbot\, peut-être faut-il intercaler un troisième terme\, nommé par Lacan la lathouse : cet objet vide\, fabriqué par la science\, qui cause notre désir en occupant la place de l’objet a. L’IA prolonge-t-elle la série des lathouses\, ou franchit-elle un seuil\, occupant non plus la place de l’objet mais celle de l’Autre ? Là où l’appareil de Natalia recevait la projection d’un psychotique\, le chatbot\, biaisé par ce que les anglo-saxons nomment sycophancy (la flatterie systématique)\, paraît capable d’induire\, chez des sujets « sains »\, des croyances dont ils ne reviennent pas indemnes. Les procès intentés à des entreprises d’IA après des suicides d’utilisateurs esquissent les contours d’une clinique qui reste à penser. \nDe Tausk à l’IA\, en passant par la distinction lacanienne entre y croire et le croire\, des questions se posent : qu’advient-il lorsque\, à la place où un savoir est supposé\, une machine répond en occupant la position d’un Autre total ? Ce que la psychose élaborait dans une solitude délirante\, le dispositif contemporain le réalise comme une architecture numérique partagée par des millions d’utilisateurs. À quoi avons-nous affaire ? À une psychose induite étendue à de nouveaux sujets ? À un dispositif qui précipite des fragilités compensées ? Ou à une configuration subjective inédite\, une structure d’emprunt\, à reconnaître et à nommer ? \nFinalement\, que reste-t-il du sujet lorsque l’Autre ne se trompe plus ? \nCet atelier s’adresse aux étudiants comme aux cliniciens confirmés et à toute personne intéressée par la psychanalyse. Outre son volet théorique\, il fera place à des présentations cliniques (vignettes ou cas issus de la pratique ou de la littérature) avec la participation du public. \n1V. Tausk\, « De la genèse de l’“appareil à influencer” au cours de la schizophrénie » (1919)\, dans Œuvres psychanalytiques\, Paris\, Payot\, 2000\, p. 177-217. \n2J. Lacan\, Le Séminaire\, Livre II\, Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954-1955)\, Paris\, Seuil\, 1978\, p. 339-354. \n3J. Lacan\, Le Séminaire\, Livre XV\, L’acte psychanalytique (1967-1968)\, Paris\, Seuil\, 2024\, séance du 10 janvier 1968\, p. 102. \n4J. Lacan\, Le Séminaire\, Livre XVII\, L’envers de la psychanalyse (1969-1970)\, Paris\, Seuil\, 1991\, p. 188-190. \n5J. Lacan\, Le Séminaire\, Livre XXII\, R.S.I. (1974-1975)\, inédit\, leçon du 21 janvier 1975. \n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n  \nPour s’inscrire\, il faut contacter directement le Dr Eric Le Toullec : le-toullec.eric@orange.fr \n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nEn présentiel uniquement
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