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SUMMARY:Atelier III Clinique de l'enfant
DESCRIPTION:Premières expériences philosophiques de l’enfant \nFranck Dehon\, Dr Emmanuel Fleury \nLa parole et le langage des enfants autistes nous étonnent d’emblée. Sous des apparences illogiques ou absurdes\, on découvre une cohérence due à une rigueur syntaxique\, une exactitude souvent implacable et une préciosité singulière. L’exigence de ces constructions verbales n’a rien à envier à celles des bots de l’intelligence artificielle (IA). \nC’est ce qui a donné un aspect mécanique\, jusque dans sa prosodie\, aux déclarations de Joey\, dont Bruno Bettelheim a rédigé l’observation dans « L’autisme infantile et la naissance du Soi1 ». Son langage était artificiel et intelligent dans la mesure où ses créations paralogiques\, ses néologismes\, lui ont permis d’animer un monde – le sien\, fabriqué de toutes pièces – que personne n’aurait pu inventer à sa place en raison de l’univocité de ses expressions. \nOn peut affirmer le contraire des discours artificiels que produisent les grands modèles de langage informatiques (Large Language Models\, LLM). Ces programmes jouent sur la probabilité des significations possibles de l’expression. La polysémie et l’ambiguïté des mots génèrent un nombre peut-être infini de connexions possibles. Les LLM emportent d’autant mieux l’adhésion qu’ils proposent les liaisons de mots les plus répandues et les associations d’idées les plus éculées. Leur langage est d’autant plus crédible qu’il n’est pas le nôtre\, mais celui d’un Autre probable qui prétend exister. \nÀ cela\, l’enfant autiste a déjà répondu : l’Autre du langage n’existe pas – seul vaut son propre langage. En cela\, il démontre la vérité des affirmations de Sigmund Freud dans son article sur la Verneinung (1925). Dans la construction du sujet\, il existe un jugement préalable d’existence. L’artifice de l’IA étant de nous porter à croire que tout existe du moment que c’est formulé. \nLe jeune autiste nous montre que seul son langage a de la valeur. Quant au schizophrène – dont la structure est distincte de celle de l’autisme -\, Freud qualifiera son discours de « langage d’organe2 ». Dans un second temps\, dit Freud\, l’enfant aura à décider si ce qui est affirmé lui appartient ou non. \nCe sont ces questions d’affirmation\, d’existence et d’appropriation\, liées aux premières expériences de l’enfant\, que nous souhaitons aborder dans l’atelier – en nous appuyant sur les observations cliniques amenées par les enseignants et les participants ou empruntées à la littérature analytique. \n  \n\nBettelheim B.\, La forteresse vide\, NRF\, Gallimard\, 1969 \nFreud S.\, « L’inconscient »\, Métapsychologie\, Gallimard\, Folio/essais n° 30\, 1968\, p. 110-121\n\n\n\n\n\n  \nEn visioconférence (par Zoom).
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SUMMARY:Atelier IV a Débuter avec Lacan\, le séminaire XII\, Problèmes cruciaux pour la psychanalyse (1965)
DESCRIPTION:Atelier animé par Marie-Amélie Roussille\, Bénédicte Vidaillet \nComment aborder la lecture d’une œuvre aussi énigmatique que celle de Jacques Lacan ? Comment et dans quel ordre aborder ses nombreuses références\, psychanalytiques\, philosophiques\, littéraires ou scientifiques ? Doit-on procéder comme Champollion avec les hiéroglyphes pour déchiffrer Lacan et ses formules parfois énigmatiques ? \nDestiné à ceux qui souhaitent découvrir comment Lacan a révolutionné la psychanalyse après Freud et ses élèves\, nos ateliers procèdent avec une méthode qui a fait ses preuves : la lecture en commun d’un texte de Lacan – lecture linéaire ou composée qui s’attache à en expliciter précisément les enjeux. \nL’atelier\, divisé en deux groupes – limités chacun à une dizaine de participants – est conçu pour privilégier les questions et favoriser le dialogue et l’interaction. \nDans l’atelier IV a\, Marie-Amélie Roussille et Bénédicte Vidaillet commenceront la lecture du Séminaire XII\, Problèmes cruciaux pour la psychanalyse. Alors que le séminaire précédent\, celui des Quatre concepts fondamentaux\, avait valeur de synthèse finale d’une première époque où chaque séminaire était marqué par un rapport très étroit à un texte de Freud\, Problèmes cruciaux ouvre une deuxième période où les séminaires porteront plus directement sur les apports originaux de Lacan. Le Séminaire XII permet d’approfondir des propositions essentielles de la spéculation lacanienne : le signifiant qui représente le sujet pour un autre signifiant\, l’introduction de la topologie avec la bouteille de Klein\, la bande de Moebius\, le tore et le cross-cap\, l’expérience du bouquet renversé\, la refente du sujet\, le réel comme impossible\, etc. Le séminaire part de l’articulation du sujet au langage et conduit à l’objet petit a. \nNous procéderons à une lecture séance après séance de ce séminaire\, en nous attachant à déployer ses points théoriques de sorte que l’atelier soit abordable à tous les participants. Ceux-ci sont invités à y apporter leurs questions\, commentaires ou réflexions personnelles. \nDes repères bibliographiques précis seront donnés à chaque séance.
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SUMMARY:Atelier VI : Art contemporain et psychanalyse
DESCRIPTION:Garder la main sur la machine ?\nDiane Watteau \n  \nDès les années 50\, Jean Tinguely lance ses Méta-Matics\, des machines à dessiner. \nELIZA\, le premier chatbot développé en 1966 par Joseph Weizenbaum au MIT\, reproduisait des échanges en s’appuyant sur des réponses préprogrammées. Sa version la plus connue imite un psychothérapeute grâce à un script appelé DOCTOR. Inquiet sur sa création\, Weizenbaum pose ensuite les bases de l’éthique de l’IA dans Computer Power and Human Reason (1976). Le développement de plus en plus grand public des IA génératives crée la peur de perdre la main sur la machine. \nDans le film Her de Spike Jonze\, un homme tombe amoureux de la voix d’une IA\, illustrant une révolution culturelle encore en cours. Au Japon\, on épouse des avatars. Les outils comme ChatGPT ou Midjourney\, généralisés depuis 2022\, démocratisent la création automatisée\, bouleversant les pratiques artistiques et les notions d’auteur ou d’originalité. \nYann Diener fait dialoguer Lia\, une IA\, avec un chercheur. Marie José Mondzain crée un « monologue hybride » avec l’IA qui explicite son fonctionnement : « En tant qu’IA\, je ne peux pas me souvenir des conversations précédentes ou reconnaître les individus d’une session à l’autre. (…) vous êtes nouveau pour moi à chaque fois que nous entamons un échange ».  \nDes artistes comme Morgane Baffier\, conférencière performeuse\, explorent les limites de l’IA dans des théories absurdes. Gwenola Wagon et Pierre Cassou-Noguès coécrivent avec des IA des annonces immobilières pour interroger l’habitat numérique. Anne Horel archive ses échecs d’IA\, sa Belle au bois dormant annonce le retour désiré de l’utopie. \nLes IA soulèvent des questions : capitalisme de surveillance\, éthique\, ou encore frontière entre réel et simulé. La relation homme-machine pose la question des limites et de leur dépassement à travers la simulation. La philosophe Catherine Malabou ne craint pas le rôle pris par l’IA dans notre vie\, elle espère « une machine vraiment intelligente qui serait une machine anarchiste\, c’est-à-dire qui produirait de la surprise » (la capacité de l’IA « à enquêter sans cesse » penserait John Dewey). \nAlbertine Meunier demande à Claude\, l’IA d’Anthropic\, de prendre la voix de Duchamp\, Perec et Orwell\, pour analyser son historique Google\, dans un livre intitulé My Google Search History. Son retour au papier et au livre devient évident. « Ma recherche consiste à m’intéresser à tout ce qu’une machine ne sait pas qu’elle fait »\, dit-elle. Elle viendra nous parler de son projet. \n  \n1 S. Jonze\, Her\, film\, 2h06\, USA\, 2014. \n2 Yann Diener\, L’inconscient inculqué à mon ordinateur\, Paris\, Premier Parallèle\, 2025. \n3 M. J. Mondzain\, Peine Kapital. Monologue avec l’intelligence artificielle\, Mesnil-sur-l’Estrée\, La fabrique\, 2026. \n4 C. Malabou\, Métamorphoses de l’intelligence : Que faire de leur cerveau bleu?\, Paris\, PUF\, 2017. \n  \nPar visioconférence (Zoom).
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SUMMARY:Présentation clinique I et atelier I "clinique de l'entretien"
DESCRIPTION:Atelier animé par Sophie Gaulard\, Mohamed Nechaf\, Marie-Amélie Roussille et  Bénédicte Vidaillet \nLe but de cet atelier est de permettre aux étudiants d’aborder l’entretien clinique à l’aide du corpus psychanalytique. Nous proposons de procéder selon trois axes : \nEn s’appuyant sur la projection de films de la série « La vie normale »\, réalisés par Geneviève Morel à l’EPSM d’Armentières\, les participants analysent de quelle manière le psychanalyste écoute un patient qu’il ne connaît pas témoigner de son histoire et des raisons de son hospitalisation. Au travers de ces entretiens filmés\, ils essaient de repérer les points nodaux\, les signifiants de la trajectoire de vie du patient et la part qu’il y prend. Ils discutent des éléments du cas et essaient de les expliciter à l’aide des concepts clés de la psychanalyse et de la psychiatrie. Les questions soulevées font l’objet d’un débat entre tous les participants. Un compte-rendu du cas et de sa discussion est rédigé et lu par un étudiant à la séance suivante. \nLors de chaque atelier\, un participant volontaire est invité à exposer un cas de sa propre clinique ou un cas de la littérature\, qu’il soumet à la discussion. Avec lui\, les autres participants essaient de l’éclairer à partir des concepts psychanalytiques lacaniens. \nSelon les questions soulevées lors des discussions\, les enseignants peuvent être amenés à proposer des points théoriques en lien avec la clinique abordée. Ils précisent par exemple la notion de forclusion dans la psychose\, la valeur à donner aux identifications et aux répétitions\, ce que signifie avoir un sinthome pour un sujet\, etc. Là encore\, l’exposé théorique est ouvert à la discussion et aux questions de tous les participants.
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SUMMARY:Séminaire théorique : Quand on perd le fil : les embrouilles du fantasme
DESCRIPTION:Séminaires théoriques  \nQuand on perd le fil : les embrouilles du fantasme \nFrédéric Yvan \nEmbrouilles du sujet\, embrouillé\, enchevêtré\, emmêlé… N’est-ce pas le destin de tout sujet ? Et n’est-ce pas l’effet de l’analyse que de démêler les fils de son histoire ? Les embrouilles peuvent donc être affaire de fil(s)\, comme on dit « perdre le fil de ses idées ». \nMais n’y a-t-il pas d’embrouilles subjectives structurelles ? \nLe premier fil de la psychanalyse – et de son histoire –\, c’est ce fil auquel est attachée une bobine qu’Ernst\, âgé de dix-huit mois\, ne cesse de jeter hors du berceau et de faire revenir quand sa mère s’absente\, comme le décrit son grand-père Sigmund Freud dans Au-delà du principe de plaisir (1920) ; aller et retour impulsé à la bobine que l’enfant associe à la répétition des signifiants « Fort / Da » –– « Là-bas / Ici ». Pour Freud\, par ces gestes\, l’enfant semble mettre en scène la disparition de l’objet (sa mère) : avec habileté\, il projette la bobine hors de son champ de vision et observe sa disparition tout en répétant le même « Oooo ». Ainsi\, à travers cette activité répétée\, l’enfant rejoue symboliquement l’expérience de l’absence\, de la séparation\, et du retour. \nLacan développe une tout autre théorie concernant ce jeu : par le couple de phonèmes « fort / da » s’inaugure l’ordre de la signifiance en même temps que l’extraction de l’objet a\, objet cause du désir. Cet objet a\, présentifié par la bobine\, est jeté du côté de l’absence\, autrement dit du côté du réel. Et la topologie de ce dispositif peut signifier une matrice de la formule lacanienne du fantasme : $ ◇ a. \nEn effet\, en se constituant comme sujet\, $\, l’enfant abandonne à l’Autre comme Chose cet objet a et\, dans ce dispositif\, la ficelle peut tenir lieu du « poinçon »\, écrit ◊ ; poinçon qui condense un quadruple rapport topologique. En effet\, ce poinçon\, ◊\, associe paradoxalement\, comme Lacan le développe dans La logique du fantasme\, quatre propositions logiques en mathématique : inclusion > et exclusion < (conjonction et disjonction du sujet et de a) ; union ⋃ et intersection ⋂ (du sujet et de a). \nLa ficelle de la bobine\, dans sa plasticité\, est donc bien plus complexe qu’elle n’apparaît au premier abord. \nC’est donc à ce fil de la bobine que nous nous attacherons et plus précisément à sa transcription en poinçon qui formule une topologie singulière ; façon de nous engager à éclaircir les embrouilles structurelles – et topologiques – de la subjectivité. \n\n\n\n\n\n\n  \n1Lacan J.\, Le Séminaire\, livre XIV\, La logique du fantasme\, (1966-1967). \n\n\n\n\n 
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