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SUMMARY:Atelier à Paris : psychanalyse et violence
DESCRIPTION:Atelier à Paris  \nPsychanalyse et violence \nVincent Le Corre et Thomas Chihaoui \nLa violence est une force aux confins de l’individuel\, du social et du politique\, qui peut nous déloger radicalement de nous-mêmes\, mais qui peut également être entendue comme étant au service de la vie. Richard Hellbrunn l’affirme dans son ouvrage Pathologie de la violence : « Il y a dans la violence\, dans n’importe quelle forme de violence\, un reste étrange qui échappe au pouvoir des mots.1 » Comment définir ce reste étrange qui se manifeste sous de multiples formes\, physique\, morale\, verbale\, sexuelle\, psychique ? \nMême si la violence n’est pas un concept psychanalytique à proprement parler\, elle peut être abordée par le biais de concepts ou notions comme la pulsion\, l’affect\, l’émotion\, l’émoi\, l’inhibition\, l’acte… Lacan distingue ainsi l’acting out du passage à l’acte et nous avertit « du pouvoir captivant des images2 » qui peut conduire au crime. Claude Balier distingue des fonctions et des degrés de symbolisation de l’agir violent à travers les notions de mise en acte et de recours à l’acte3. \nNous étudierons les phénomènes liés à la violence\, particulièrement à l’adolescence\, à partir de textes psychanalytiques (Freud\, Lacan\, Klein\,Winnicott\, Hellbrunn\, Dejours\, Balier\, etc.)\, mais aussi du cinéma et des jeux vidéo. Et nous nous appuierons sur le dispositif élaboré par le psychanalyste Richard Hellbrunn\, « la psychoboxe4 ». Divers intervenants seront invités à présenter leur expérience et à discuter avec les participants à l’atelier. \n  \n\n\n\n\n\n Richard Hellbrunn\, Pathologie de la violence\, pour une stratégie thérapeutique\, Éditions Réseaux\, 1982\, p.6\n Franz Kaltenbeck\, « L’”incompréhensible” : la psychanalyse face au crime »\, Nouvelle Revue de Psychosociologie\, n°20\, 2015.\nSous la direction de Claude Balier\, La violence en abyme\, PUF\, 2005.\nwww.psychoboxe.co\n\n\n\n  \nExclusivement par visioconférence (par Zoom) \nPour s’inscrire\, il faut contacter directement Vincent Le Corre : vincent_le_corre@hotmail.com \n\n\n\n\n\n\n\n\n\n 
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SUMMARY:Atelier VIII\, Exils et phobies à l'adolescence
DESCRIPTION:Exils et phobies à l’adolescence\nAtelier animé par Mohamed Nechaf\, Dr Geneviève Trichet \n\n\n\n\nPour l’enfant\, se séparer de sa mère est un exil nécessaire. C’est souvent au prix d’un symptôme. Avant sa phobie\, le petit Hans1 avait déduit de l’observation des allées et venues de sa mère qu’elle désirait autre chose que lui. Il cherche alors à combler le manque maternel et se retrouve confronté à l’impossibilité de ne plus suffire à la mère. La phobie des chevaux est un symptôme transitoire\, une sorte de nom-du-père\, qui lui permet cette séparation. \nLors de la poussée sexuelle de la puberté\, quand l’adolescent est mis en demeure d’assumer son être sexué\, la question du manque de l’autre s’exacerbe. Le cas de Hans peut-il éclairer certains symptômes\, souvent dénommés « phobies »\, qui se manifestent à ce moment-là ? Nous tenterons d’y répondre avec des cas de notre pratique. \nNous poursuivrons notre étude de la relecture que Lacan a faite du cas de Hans analysé par Freud dans le séminaire La relation d’objet 2. \n\n\n\n\n1 S. Freud\, « Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans (Le petit Hans) »\, dans Cinq psychanalyses\, Paris\, PUF\, 1993. \n2 J. Lacan\, Le Séminaire Livre IV\, La relation d’objet\, Paris\, Seuil\, 1994. \n\n\n\n\n\n\n\n\nIntervenants : Mohamed Nechaf\, Dr Geneviève Trichet \nMercredi 10 juin 2026 de 20h45 à 22h30 \nEn présentiel : 47 rue de la Brispotière\, 49000 Angers\nÉgalement disponible en visioconférence (Zoom). \nContact : gtrichet@laposte.net
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SUMMARY:Présentation clinique I et atelier I "clinique de l'entretien"
DESCRIPTION:teAtelier animé par Sophie Gaulard\,Mohamed Nechaf\, Marie-Amélie Roussille et  Bénédicte Vidaillet \nUne séance sur deux est projeté un film de la série « La vie normale »\, réalisée par Geneviève Morel\, à l’EPSM d’Armentières. Dans chacun de ces films\, l’analyste qui ne le connaît pas s’entretient avec un patient hospitalisé et volontaire qui accepte de témoigner de son histoire et des raisons de son hospitalisation. Le patient évoque sa vie présente et passée avec ses mots et dans son style singulier. L’analyste tente de repérer les points nodaux de son histoire\, les signifiants qui peuvent surgir pendant cet unique entretien et tout ce qui peut éclairer sa trajectoire de vie et la part qu’il y prend.  \nDans un second temps\, après la projection du film\, les analystes qui animent l’atelier et les personnes présentes reprennent « à chaud » les éléments du cas. Ils tentent d’interpréter ce qu’ils viennent d’entendre grâce aux concepts clefs de la psychanalyse et de la psychiatrie. Les questions soulevées par le cas font l’objet d’un débat entre tous les participants. \nLors de la séance suivante\, le matériau est repris et retravaillé en rapport avec la théorie psychanalytique autour de trois temps. Tout d’abord\, un participant à la projection de la séance précédente présente le cas qu’il a minutieusement reconstruit. Le fil de l’histoire est reconstitué\, avec ses épisodes aigus et ses temps morts ; le symptôme du sujet\, articulé dans ses propres mots\, s’en dégage souvent avec une netteté qui surprend. La logique des passages à l’acte\, leur liaison à un éventuel délire s’articule au diagnostic de structure\, toujours discuté à partir d’hypothèses contradictoires. \nEnsuite\, deux présentations théoriques en lien avec des points saillants de la clinique de ce cas sont faites par les analystes qui animent l’atelier\, ce qui permet un travail précis de présentation des concepts psychanalytiques\, d’articulation à la clinique et de mise à l’épreuve. On peut ainsi être conduit à préciser comment repérer la forclusion dans la psychose\, quelle valeur donner aux identifications et aux répétitions\, ce qui peut faire sinthome pour un sujet\, etc.
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SUMMARY:Les Samedis — Présentation clinique & Séminaires
DESCRIPTION:Programme :\n\n– 9h30-12h30 : Présentation clinique I & Atelier I « Clinique de l’entretien »\n\nIntervenants : Sophie Gaulard\, Mohamed Nechaf\, Marie-Amélie Roussille\, Bénédicte Vidaillet \n\n14h30-15h45 : Séminaire théorique « La cause de l’exil » — Frédéric Yvan\n16h00-17h15 : Séminaire « Le devenir du psychanalyste »\n\nLieu : Mitwit Lille Grand Place\, 68 rue Saint-Étienne\, 59800 Lille \nLes séminaires de l’après-midi sont également disponibles en visioconférence (Zoom).\nLe lien Zoom sera envoyé par email après inscription.
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SUMMARY:Séminaire théorique : la cause de l'exil
DESCRIPTION:Séminaires théoriques  \nLa cause de l’exil \nFrédéric Yvan \nSi l’exil désigne le fait de séjourner à l’extérieur\, hors de son lieu d’origine et\, ainsi\, se retrouver étranger ailleurs\, que peut signifier l’expression « sujet exilé » dans le champ de la psychanalyse ? Cette interrogation nécessite dès lors de s’intéresser à un lieu originaire d’où le sujet serait expulsé et qui caractériserait fondamentalement la condition humaine comme celle d’un exil. Qu’en est-il de ce lieu originaire? Peut-on même concevoir une telle origine en psychanalyse? C’est que l’origine apparaît toujours comme un mythe en psychanalyse ; ainsi dumythe du père de la horde primitive dans la pensée de Freud. Si l’origine signifie le commencement\, la première apparition ou manifestation de quelque chose\, l’Autre\, ayant toujours été déjà-là\, ne peut constituer une origine pour le sujet. \nPour Freud\, l’exil peut déjà être compris comme métaphore de la séparation primordiale de l’enfant avec sa mère et avec le corps de celle-ci. En théorisant l’ « objet perdu »\, Freud conçoit d’une certaine manière un exil du sujet qui serait à l’origine même de la subjectivité. C’est cet exil qui donnera naissance au fantasme de retrouvailles avec cet objet\, comme un retour sans cesse désiré\, œuvrant dans les choix inconscients du sujet. N’est-ce pas aussi les effets de cet exil que Freud observe dans le jeu de la bobine de son petit-fils Ernst\, que l’enfant associe à la répétition des signifiants « Fort / Da » – « Là-bas / Ici »? Ce jeu et ces paroles ne sont-ils pas l’invention de l’enfant lui permettant de réguler l’absence / présence de la mère comme son propre exil répété ? \nCet exil fondamental du sujet se double pour Lacan d’un autre exil tout aussi fondamental : celui de devoir habiter le langage. Le « parlêtre »\, comme l’écrit Lacan\, désigne alors la condition d’un exil : celui de sa simple nature d’être vivant. Lacan utilise par ailleurs littéralement le terme d’exil alors qu’il s’attache à rendre compte de la constitution de l’Idéal du moi : le trait signifiant emprunté au père est « comme la patrie que l’exilé emporterait à la semelle de ses souliers(1) ». \nDans son essai L’inquiétante étrangeté (1919). Freud développe d’une autre façon cette notion d’exil. Il y décrit notamment l’expérience d’une désorientation spatiale dans un système de lieux en même temps que ce système serait pourtant orienté par un même point; sorte de point d’aimantation du mouvement pour ainsi dire. C’est ce point qui est unheimlich : c’est-à-dire\, comme le formule Freud\, qui est « le “Heimliche-Heimische”\, c’est-à-dire l’“intime de la maison” »; l’intime ou le plus familier et pourtant le plus étranger. Tout au long de son œuvre\, Freud a conféré à l’étranger (Fremde) et au processus à travers lequel quelqu’un ou quelque chose le devient (Entfremdung) une véritable dimension métapsychologique. L’Unheimlich participe aussi de l’étranger en nous\, de son inquiétante étrangeté faisant de chacun un exilé. Jacques Lacan conçoit-il autre chose en choisissant le terme « extimité » pour désigner la situation ou la localité de la Chose – das Ding ? \n\n\n\nDas Ding apparaît comme la part inerte\, fixe\, constante et irréductible du prochain (la mère) – la part absolument autre. Et c’est parce que das Ding est l’absolument autre que Lacan l’associe explicitement au Fremde\, à l’étranger et au dehors : « Le Ding comme Fremde\, étranger […]\, en tout cas comme le premier extérieur\, c’est ce autour de quoi s’oriente tout le cheminement du sujet.2 » Das Ding est donc simultanément et structurellement cette extériorité ou ce dehors primordial et le point d’orientation ou l’axe de révolution de la subjectivité. Et ce dehors de la Chose est un dehors absolument inappropriable : c’est le dehors absolu de l’« Autre absolu » autour duquel prend consistance la réalité d’un sujet : « Das Ding\, c’est ce qui – au point initial\, logiquement et du même coup chronologiquement\, de l’organisation du monde dans le psychisme – se présente et s’isole comme le terme étranger autour de quoi tourne tout le mouvement de la Vorstellung […].3 » Cette position formule son extimité : « Car ce das Ding\, qui est là au centre\, est justement au centre en ce sens qu’il est exclu\, […]\, étranger à moi\, tout en étant au cœur de ce moi […].4 » Par ce terme Lacan signifie que le plus intime participe d’une radicale extériorité. \nNous nous intéresserons donc à ce lieu fondamental du sujet\, auquel Freud a donné un nom et que Lacan a théorisé : das Ding. Nous nous attacherons aux modalités de sa constitution en même temps qu’à son articulation avec l’exil dans le langage. \n  \n\n\n\n1 J. Lacan\, Le Séminaire\, livre V\, Les formations de l’inconscient (1957-1958)\, Le Seuil\, Paris\, 1998\, p. 289. \n\n\n\n2 J. Lacan\, Le Séminaire\, Livre VII\, L’éthique de la psychanalyse (1959-1960)\, Le Seuil\, Paris\, 1986\, p. 65. \n\n\n3 Ibid.\, p. 72. \n4 Ibid.\, p. 87. \n\n\n\n\n\n\n 
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